Alpes septembre 2017 – Papys Warriors

Invités de dernière minute, nous craignîmes, par notre insatiabilité à voler toujours plus longtemps, plus loin, plus haut, de perturber l’organisation très huilée et les us « des Anciens ».
Aussi, nous arrivâmes à La Cassandrine, Francis et moi, un peu sur la pointe des pieds, plus désireux de passer une semaine cool, dans une bonne ambiance, en totale harmonie avec chacun que d’ambitionner le cross du siècle.
Ce fut, à nos yeux, une réussite totale : que cette semaine nous a fait du bien, en cette fin de saison ! des vols simples, de grands moments de rigolade, des échanges : bref, du plaisir à l’état pur !! 

Il est vrai qu’une 10ème personne, accompagnée parfois d’un gendarme tactiquement au point, nous aida grandement pour la bonne humeur lors des trajets en camionnette, certes limitée à 9 places, mais sa présence ne nous mettait absolument pas dans l’illégalité du code de la route ; la bien-nommée et néanmoins célèbre (pour ceux de plus de …. au moins ça) Félicie, chaque matin, nous mettait en joie :

Le matin, nous décollions
Du beau plateau des Saix
Félicie aussi

Puis nous recommencions
Toujours du plateau des Saix
Félicie aussi

Après le déjeuner
On volait du Pertuiset
Félicie aussi

Et le soir
On volait encore d’Agy
Félicie AUSSI !!

Une météo très clémente nous permit de voler tous les jours ou presque de Samoëns, de Mieussy, de Plaine-Joux ou d’Agy-Plane. Notre groupe ne passa pas inaperçu, parfois nous faisions le spectacle, comme à la Bourgeoise, devant une petite centaine de retraités émerveillés, parfois nous testions, comme au Pertuiset, l’extrême disponibilité et la très grande gentillesse d’une randonneuse d’un âge avancé en lui demandant de prendre une photo quelque peu osée et qui fit couler beaucoup d’encre : l’anecdote est que cette brave dame, non seulement s’exécuta mais surtout nous montra une photo d’elle dans le même dénuement vestimentaire, moment inouï et surréaliste qui fit rire tout le monde et provoqua de chaleureuses embrassades : un grand moment d’humanité, de décontraction et de tolérance !! Mais stupéfaction le lendemain à Plaine-Joux, un groupe de retraitées, qui avait eu vent de cette photo, on ne saura jamais comment, miracle de l’hypermédiatisation actuelle, me réclama la même posture. PAS TOUS LES JOURS, QUAND MEME …

Un groupe vit toujours un peu en vase clos mais là, il faut le reconnaître, nous étions particulièrement ouverts et tournés vers l’extérieur et le succès auprès de la gente féminine, ne le dîtes pas à nos femmes, était important : Christine la Rémoise, la jeune Elodie du Doubs, la dame de Haute-Savoie, … restons discrets. Avec les hommes, comme toujours d’ailleurs, ce ne fut pas facile et on évita le pire : Ainsi, prêts à décoller de Plaine-Joux, on vit arriver un groupe de militaires, en rangers et treillis (heureusement les Famas manquaient !!) ; en terrain conquis, ils nous reprochèrent de ne pas être tout à fait prêts et quand l’un d’eux se mit devant notre Speedy Denis, on craignit l’incident diplomatique, bref une Trumpade. Denis, à l’inverse de Kim Jong-Un, resta calme et ne décocha aucun missile, l’indélicat militaire décolla, bon débarras ! Nous pûmes faire de même et faire un beau vol. Mais à l’atterro, le camarade Francis, abhorrant l’injustice et toujours prêt à défendre bec et ongles, la veuve, l’orphelin et notre Speedy Denis, alla gaillardement et courageusement, seul, affronter, au péril de sa vie, si ce n’est de son intégrité physique, la troupe d’élites pour les réprimander au nom de la justice. Quel courage ! Quelle abnégation ! Dans le chapitre, il faut sauver le soldat Francis, n’ayez crainte, Denis resta vigilant, discrètement placé à bonne distance, afin d’éviter toute éclaboussure balistique et d’envisager une très rapide retraite manu militari, au cas où … Quel courage ! Quelle abnégation ! La force de persuasion de notre camarade Francis, son engagement syndical étouffa toute velléité militariste, si bien que les forces vives restés en retrait n’eurent pas le loisir de lancer une contre-offensive qui aurait été ravageuse voire meurtrière, n’en doutons pas, quand le rouleau compresseur du MAW se met en action, cela vaut la grosse Berta. Quel courage ! Quelle abnégation !Nous cesserons là les anecdotes, elles ne sont pas épuisées mais tentons de faire court.

Terminons par les remerciements : nous sommes infiniment reconnaissants envers les « anciens » qui nous ont accueillis avec bienveillance, tolérance et zénitude.  Ils nous ont permis de prendre un grand bol d’oxygène et de plaisir simple, loin de toute idée de compétition et de performance, qui souvent, de façon pernicieuse,  rend narcissique, égoïste, prétentieux et suffisant. Merci de nous avoir redonner le goût du vol plaisir, du plouf matinal et des leçons de décollage dos voile, du soaring en fin d’après-midi mais surtout de tout ce qu’il y a autour du vol libre, dans le domaine de l’après-vol, certainement le plus important à savoir les échanges, l’amitié, la fraternité …

  • Grand merci à Berny, l’organisateur, qui gère mine de rien, sans qu’on s’en aperçoive, le quotidien, faisant preuve de discernement, de sagesse et de recul afin de prendre les bonnes décisions et d’éviter tout dérapage, tout prémices de tension… Bravo l’artiste !
  • Grand merci à Dany, sa gentillesse, ses sourires et rires, sa passion pour la musique. Nous ne pourrons oublier la remarque toute timide, presque naïve, quand devant un rôti de 2Kgs300 pour 9 convives et hésitant entre prendre 2 tranches ou 4, il demanda à Thierry, notre hôte : « il y a un autre rôti, Thierry ? » Bravo l’artiste !
  •  Grand merci à Jean-Claude, sa décontraction naturelle, sa passion pour la rando, ses connaissances en mycologie : les macrolepiota procera, les lactarius deliciosus et les boletus calopus n’ont plus de secret pour nous grâce à lui. Seul point noir, nous nous permettons de le souligner, sa détestation des boarders-collies en particulier celui qui sévit au déco du plateau des Saix. Nous ne t’en voulons pas et bravo l’artiste !
  • Grand merci à Walter, parapentiste-guitariste, bluesmann flandrien, Claptonien averti, ses connaissances en histoire notamment de la seconde guerre mondiale, presqu’aussi rapide en l’air que Speedy Denis : 29′ pour faire Pertuiset-Samoëns. Bravo l’artiste !
  • Grand merci à Rémi, discret, parfois silencieux mais observateur malicieux, à l’origine de la photo scandaleuse, restaurateur-fou de moulin, incroyablement ambitieux dans cette tâche, nous ne pouvons qu’être admiratif, bravo l’artiste !! Au retour, ayant vu sa bien-aimée, nous fûmes spontanément d’accord, Francis et moi, pour l’emmener l’année prochaine quitte à ce que Rémi reste au moulin …
  • Grand merci à Elophe, notre copain vosgien que nous aimons tant et bien ; nous avons usé et abusé de ses origines vosgiennes pour, par facilité comme ça marchait bien et surtout par manque d’imagination, attirer la gueuse. Comme quoi, toute minorité ethnique a son utilité, LOL !! Dans son domaine Elophe sait tout faire : boulanger, menuisier, bricoleur … mais surtout ranger 9 sacs de parapente dans une camionnette, il va faire un tutoriel et un mode opératoire pour que chaque groupe MaWien puisse profiter de son brio, bravo l’artiste !
  • Grand merci à notre légendaire Denis, Speedy Denis, aussi rapide et performant  en l’air qu’à table : vous n’avez pas encore décollé qu’il est déjà loin sous sa Cayenne-TGV et à table, gare à vos assiettes, LOL !! Bravo l’artiste ! Il vient de vivre un petit aléa malencontreux, nous lui souhaitons un prompt rétablissement, cela doit nous faire réfléchir à la dangerosité de notre passion et que même les tout bons peuvent faillir …
  • Grand merci à Francis, pour son humour, sa verve oratoire parfois osée, sa capacité à se scandaliser devant toute injustice, redresseur de tort devant l’éternel, ses chansons paillardes, ses applis hilarantes telles que Jeff Panacloc « il est content, il a fait sa blague de merde », sa connaissance des sites autour de Samoens. Bravo l’artiste !
  • Grand merci à Thierry Mallèvre, notre hôte de La Cassandrine : il nous a accueilli dans son chalet avec chaleur et extrême gentillesse : le soir, tous unis, nous nous sommes collectivement faits péter le caisson avec la côte de bœuf, les escalopes au beaufort, le rôti aux cèpes …. En l’air, nous ne sommes peut-être pas très bons mais à sa table, on a été champions du monde. Bravo l’artiste ! La panse bien pleine, nous avons longtemps cru, la nuit, que le chalet craquait et menaçait de s’effondrer ou, plus grave qu’une personne voire plusieurs agonisaient dans un râle particulièrement sonore ; nous comprîmes assez vite, rassurés, qu’il ne s’agissait que de la respiration un peu forte d’un membre voire de plusieurs, soyons collectifs, dont nous tairons les identités par principe de discrétion.

Nous espérons, Francis et moi, pouvoir retourner avec vous l’an prochain, on sera encore meilleurs, LOL ! Mais évidemment, nous ne souhaitons pas empêcher quiconque de vouloir découvrir « la sortie des Anciens » que nous conseillons grandement ; nous, nous sommes partants à 3000%

Francis et Stef

De Francis et au nom du groupe des Papys Warriors nous tenons à te remercier Stéphane pour cette ambiance et cette cohésion collective du groupe à laquelle tu as mis toute ton énergie de par ta bonne humeur, tes fous rires ainsi que tes multiples anecdotes qui auront alimenté les soirées jusque tard dans la nuit. Plus qu’un bravo l’artiste nous dirons bien sur Chapeau L’Artiste. Et n’oublions surtout pas cette mémorable soirée de remise du prix de l’Humour et de la joie de vivre décerné suite au conclave des sages du MAW et qui nous l’espérons tous te fera part de toute notre gratitude, reconnaissance et remerciement pour cette ambiance que tu auras apporté.

Merci

 

 

 

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